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Compréhension orale

Elle fabrique des poupées malades

Thèmes : Elle fabrique des poupées malades pour les enfants hospitalisés
Niveaux : B2 / C1
Date : 6 janvier 2020
Source
: France Inter (L’Esprit d’Initiative)

Regardez cette vidéo puis répondez aux questions :

MP3     PDF

  1. À quoi s’est intéressée Amy lorsqu’elle travaillait à l’hôpital ?
  2. Selon elle, pourquoi les poupées des hôpitaux ne sont pas toujours adaptées aux enfants ?
  3. Pourquoi Amy était-elle embarrassée de donner des poupées aux enfants malades ?
  4. Qu’est-ce qui a causé le déclic chez Amy ?
  5. Comment devait être la première poupée ?
  6. Quelle a été la réaction de l’enfant ?
  7. Citez au moins 3 caractéristiques des poupées d’Amy.
  8. Pourquoi Amy travaille-t-elle chez elle ?
    A : pour être avec ses 3 enfants
    B : parce qu’elle a perdu son emploi à l’hôpital
    C : pour réduire les coûts de fabrication
  9. Combien coûte une poupée en dollars et en temps de travail ?
  10. Quelle(s) solution(s) a mis en place Amy pour démocratiser ses poupées ?
Oncologie : étude des tumeurs cancéreuses.
Pédiatrique : relatif à la pédiatrie (soigner les enfants).
La chimiothérapie : traitement chimique contre le cancer.
Le déclic : ce qui provoque une réaction intellectuelle, psychologique ; moment où elle se fait.
Qu’à cela ne tienne (locution) : c’est pas grave, peu importe.
Albinos : dépourvu de pigmentation (peau, système pileux, yeux).
Une perfusion : injection lente et continue de sérum.
Une cicatrice : marque laissée par une plaie après la guérison.
Hériter : recevoir de quelqu’un
Confectionner : fabriquer
Un entourage : les gens près de vous
À moindre coût : pour pas cher
Sémillant : d’une vivacité, d’un entrain plaisants.
Freiner : ralentir

1. À quoi s’est intéressée Amy lorsqu’elle travaillait à l’hôpital ?
Elle s’est intéressée au rôle thérapeutique des jeux et des jouets.
2. Selon elle, pourquoi les poupées des hôpitaux ne sont pas toujours adaptées aux enfants ?
Les jouets ne représentent pas toute la diversité des patients, y compris des malades.
3. Pourquoi Amy était-elle embarrassée de donner des poupées aux enfants malades ?
Parce que les poupées sont trop parfaites.
4. Qu’est-ce qui a causé ce déclic chez Amy ?
Quand un enfant malformé a demandé une poupée qui lui ressemblait.
5. Comment devait être la première poupée ?
Avoir la même malformation que sa future propriétaire.
6. Quelle a été la réaction de l’enfant ?
L’enfant était très heureux.
7. Citez au moins 3 caractéristiques des poupées d’Amy.
Elle a créé des poupées albinos, avec des jambes artificielles, avec des perfusions, avec des taches de naissance ou avec des cicatrices.
8. Pourquoi Amy travaille-t-elle chez elle ?

A : pour être avec ses 3 enfants
B : parce qu’elle a perdu son emploi à l'hôpital
C : pour réduire les coûts de fabrication

C : pour réduire les coûts de fabrication
9. Combien coûte une poupée en dollars et en temps de travail ?
Chaque poupée coûte 100 dollars américain pour 6 heures de travail.
10. Quelle(s) solution(s) a mis en place Amy pour démocratiser ses poupées ?
Elle a créé une collecte de fonds et veut créer une association.
– Quels sont les moyens mis en oeuvre pour aider les enfants hospitalisés ?
– Quels autres objets pourraient avoir des vertus thérapeutiques pour les enfants ?
– Peut-on utiliser ce genre de poupées pour d’autres cas ? (voir l’onglet “Article”)
Sujet : Les jouets, les photos de magazines, les émissions de télévision, les photos Instagram,…  la société nous dicte-t-elle trop ce que doit être la perfection ? Faut-il s’accepter comme nous sommes ou bien doit-on constamment chercher à nous améliorer, à progresser ? Vous donnerez votre opinion dans un essai argumentatif construit de 250 mots environ.
Transcription:

– C’est à vous Emmanuel Moreau, votre Esprit d’initiative nous emmène aux Etats-Unis où une ancienne assistante sociale fabrique des poupées spéciales pour améliorer le bien-être des enfants malades.

– Lorsqu’Amy Jandrisevits travaillait comme assistante sociale dans l’unité d’oncologie pédiatrique d’un hôpital de l’État du Wisconsin, elle s’est beaucoup intéressée au rôle thérapeutique des jeux et des jouets pour les enfants malades. Très vite, elle a réalisé qu’il y avait un réel besoin d’apporter à l’hôpital, plus qu’ailleurs, des jouets qui représentent toute la diversité des enfants, y compris des enfants malades.

– C’est vrai que je n’ai jamais vu de poupée qui ressemblait à un enfant malade, moi.

– A chaque Noël, elle était confrontée à ce problème car son service recevait beaucoup de jouets en don. Il lui semblait embarrassant de donner à un enfant qui avait perdu ses cheveux, suite à une chimiothérapie, une poupée à la chevelure parfaite. Comme le dit Amy, “c’est compliqué de dire à un enfant “tu es très beau comme tu es, mais tu ne verras jamais aucune poupée qui te ressemble”. C’est ce qu’elle a voulu changer. Le déclic a eu lieu il y a quatre ans quand une petite fille atteinte de malformation lui a demandée une poupée qui lui ressemblait.

– Et alors, qu’est-ce qu’elle a fait ?

Comme elle n’a rien trouvé dans les boutiques, qu’à cela ne tienne, elle a  utilisé les quelques compétences de couture héritées de sa mère pour fabriquer une poupée qui avait la même malformation que sa future  propriétaire !

– Et quelle a été la réaction de l’enfant ?

– Cette poupée, Mathilde, a eu un effet extraordinaire sur le bien-être de la jeune malade. Amy a donc décidé de confectionner d’autres poupées ressemblant aux patients de l’hôpital : elle a ainsi conçu des poupées albinos, des poupées avec des jambes artificielles, des poupées avec des perfusions, avec des taches de naissance ou avec des cicatrices… bref, tout ce qui pouvait aider l’enfant à se sentir moins seul. Encouragé par son entourage Amy a créé A Doll Like Me, (“Une poupée comme moi” en français) et a reçu de nombreuses demandes de tous les Etats-Unis.

– Donc , l’assistante sociale est devenue dessinatrice de poupées ?

Aujourd’hui, effectivement, Amy a quitté son poste d’assistante sociale et vit dans le Wisconsin avec ses trois enfants. Elle confectionne ses poupées dans son atelier installé dans sa salle à manger pour les fabriquer à moindre coût, comme l’explique la sémillante Emma Stokking  de l’agence Sparknews.

– Chaque poupée représente 6 heures de travail et coûte 100 dollars américains, un prix que beaucoup de famille ne peuvent pas payer. Alors, Amy a créé une page sur la plateforme GoFundMe pour collecter des fonds auprès du grand public. Et, elle souhaite également créer une association pour qu’à terme, tous les parents et les soignants puissent se procurer ses poupées thérapeutiques sans être freinés par leur prix.

– En cinq ans, Amy a déjà fabriqué plus de 400 poupées. Elle aimerait en faire plus car la liste d’attente ne finit pas de s’allonger !

– L’Esprit d’initiative, c’était Emmanuel Moreau

 


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